Peugeot 508 : Les modèles et motorisations à éviter absolument

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La Peugeot 508 est une berline séduisante, mais tous les millésimes ne se valent pas. Avant de vous lancer sur le marché de l’occasion, voici les modèles à éviter de la Peugeot 508 pour ne pas avoir de mauvaises surprises.

Ce qu’il faut retenir :

Catégorie❌ À éviter✅ À privilégier
Années (Génération 1)2010 à 2013 (surtout 2013) → nombreux problèmes mécaniques et électroniques2015 à 2018 (après restylage) → fiabilité nettement améliorée
Années (Génération 2)2018-2019 → défauts de jeunesse (FAP, électricité, 1.5 BlueHDi)2020 et + → correctifs appliqués, ensemble plus fiable
Diesel1.6 HDi (DV6) → injecteurs, volant moteur, distribution2.0 HDi 140 (avant 2014) → embrayage et pompe HP fragiles1.6 BlueHDi 120 (2015+)2.0 BlueHDi 150 / 180 (idéalement 2020+)2.2 HDi 204 (fiable mais gourmand)
Essence1.6 THP 156 (avant 2014) → chaîne de distribution, turbo1.2 PureTech 130 si courroie non remplacée1.6 THP 165 (après 2014)1.6 PureTech 180 / 225 (2020+)
HybrideHybrid4 (2012-2015) → batterie coûteuse, autonomie faibleHybrid 225 / 360 (2021+) → technologie plus aboutie
Boîte automatiqueEAT6 → à-coups, réparations coûteusesEAT8 (Gen 2) → plus douce et plus fiable
Finitions (Gen 1)Access / Active (2011-2013) → équipements fragilesAllure → meilleur compromis qualité/prix

Première génération (2010-2018) : les points de vigilance

Lancée en 2011 pour succéder à la 407 et à la 607, la Peugeot 508 première génération affiche une qualité de finition en nette progression.

Mais cette montée en gamme s’est accompagnée de défauts sérieux, notamment sur les motorisations diesel et essence de première série.

Les problèmes sont bien documentés : injecteurs défaillants, boîte automatique capricieuse, électronique instable.

Les véhicules produits entre 2010 et 2013 concentrent la majorité des soucis signalés par les propriétaires sur les forums spécialisés.

Seconde génération (2018-aujourd’hui) : une fiabilité en hausse mais des points à surveiller

La Peugeot 508 deuxième génération représente un vrai bond en avant sur le plan de la fiabilité globale.

Le design est moderne, la gamme s’est étoffée avec des versions hybrides rechargeables et les motorisations ont été profondément revues.

Cependant, les premiers modèles sortis entre 2018 et 2019 traînent encore quelques défauts de jeunesse : problèmes sur le 1.5 BlueHDi, soucis électriques sur certaines versions essence, et FAP défaillant ayant conduit à un rappel en 2019.

Il vaut mieux cibler les millésimes post-2020 pour un achat serein.

Les motorisations Peugeot 508 à éviter absolument

Le 1.6 HDi (DV6) : à fuir

Ce moteur diesel de 92 à 115 ch a connu une réputation catastrophique sur la Peugeot 508.

Les injecteurs Continental ont montré des défaillances en série jusqu’en février 2014, avec des risques de fuite de carburant directement sur la culasse.

La courroie de distribution de ce HDi génère des bruits anormaux dès les premières années d’utilisation.

Le volant moteur cède souvent avant 80 000 km, entraînant des réparations coûteuses.

Si vous croisez une 508 avec ce bloc, passez votre chemin, quel que soit le prix affiché.

Le 2.0 HDi 140 ch (versions initiales) : attention

Le 2.0 HDi 140 ch des premières séries (avant restylage de 2014) est un moteur à surveiller de près.

L’embrayage patine fréquemment sur les 5e et 6e rapports dès 40 000 km, parfois moins.

Le volant moteur lâche lui aussi de façon prématurée, souvent dès 60 000 km, entraînant un remplacement simultané des deux pièces.

La pompe haute pression présente également des faiblesses documentées. Peugeot reconnaît ces défauts et participe parfois aux réparations, mais il faut savoir négocier.

À éviter impérativement sur les versions d’avant 2014.

Le 2.2 HDi : robuste mais gourmand

Le 2.2 HDi 204 ch de la finition GT est un moteur bien né, doté d’une réelle puissance et d’un bon couple sur route.

Mais cette motorisation est particulièrement gourmande en carburant, notamment couplée à la boîte automatique EAT6.

La consommation réelle dépasse souvent les 10 litres aux 100 km en usage mixte, ce qui pénalise le budget au quotidien.

Le train avant à double triangulation offre une tenue de route excellente mais engendre des coûts d’entretien plus élevés.

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Mécaniquement fiable sur la durée, ce diesel reste réservé aux gros rouleurs disposant d’un budget entretien solide.

Le 1.6 THP (156 ch et 165 ch) : le plus problématique

Le 1.6 THP est sans doute la motorisation essence la plus problématique de la gamme Peugeot 508.

La version 156 ch est particulièrement touchée par un décalage de la chaîne de distribution dû à un tendeur défaillant. Ce défaut peut conduire à la casse complète du moteur s’il n’est pas corrigé rapidement.

Des bruits métalliques à froid, des pertes de puissance et une consommation d’huile élevée sont les premiers signes à surveiller.

Le turbo cède lui aussi prématurément sur certains exemplaires.

La version 165 ch, apparue après le restylage de 2014, corrige une partie de ces soucis mais reste à vérifier soigneusement avant achat.

Les motorisations hybrides des premières générations

La 508 Hybrid4, commercialisée entre 2012 et 2015, combinait un diesel 2.0 HDi et un moteur électrique arrière.

Le concept était ambitieux pour l’époque mais la batterie se dégrade rapidement avec les années.

Son remplacement atteint souvent plusieurs milliers d’euros, parfois supérieur à la valeur résiduelle du véhicule sur le marché de l’occasion.

L’autonomie électrique réelle était déjà modeste à l’origine (moins de 10 km).

Ces versions hybrides de première génération sont clairement à éviter en occasion, sauf à prix dérisoire avec une garantie sur la batterie.

Les millésimes et séries de la Peugeot 508 à fuir

Les défauts de jeunesse : 2010-2013

Les toutes premières Peugeot 508 produites entre 2010 et 2013 concentrent l’essentiel des soucis de fiabilité recensés sur la génération 1.

L’électronique embarquée — calculateurs, BSI, système de navigation RT6 — se montre instable et nécessite des mises à jour fréquentes que les premiers propriétaires n’ont pas toujours effectuées.

Les lève-vitres tombent en panne, les boîtiers de fusibles présentent des défauts signalés en rappel officiel.

Ces millésimes sont les années à fuir sur le marché de l’occasion, toutes motorisations confondues.

L’année 2013 : une année noire

L’année 2013 est particulièrement marquée sur le bilan fiabilité de la Peugeot 508 première génération.

Plusieurs campagnes de rappel officielles ont été lancées cette année-là, notamment pour des fuites sur le circuit de retour carburant des moteurs HDi et des problèmes de câblage électrique.

Plus de 2 500 modèles ont été concernés par le rappel du 3 octobre 2013 pour défaut d’étanchéité sur les injecteurs.

La boîte manuelle pilotée de l’époque donnait également des problèmes de fiabilité courant 2013.

Un millésime à éviter impérativement sur le marché de l’occasion.

Les séries mal équipées ou à finitions problématiques

Les finitions d’entrée de gamme des premières années — notamment la série Access et certaines versions Active de 2011-2012 — souffrent de plastiques de qualité inférieure et d’équipements électriques moins fiables.

Les baguettes chromées décollent, la peinture vieillit mal et les poignées de portes arrière présentent des défauts récurrents sur ces versions.

La finition Allure représente le meilleur compromis pour un achat en occasion sur cette génération.

Méfiez-vous des prix bas sur les versions Active ou Access de 2011-2013.

Les équipements et options qui posent problème sur la Peugeot 508

Le toit panoramique : attention aux infiltrations

Le toit panoramique disponible sur certaines versions de la première génération est source de soucis à long terme.

Les joints vieillissent mal et des infiltrations d’eau dans l’habitacle apparaissent progressivement, souvent après 80 000 à 100 000 km.

Ces infiltrations peuvent atteindre les calculateurs situés sous les sièges arrière et provoquer des pannes électriques coûteuses.

Lors d’une visite pour un achat en occasion, vérifiez systématiquement l’état des joints et l’intérieur du pavillon pour tout signe d’humidité.

Le système multimédia de première génération : lent et buggé

Le système multimédia RT6, monté sur les Peugeot 508 de première génération jusqu’au restylage de 2014, souffre d’une lenteur d’affichage problématique et de bugs récurrents.

La navigation GPS plante régulièrement, la radio se déconnecte et le Bluetooth refuse parfois de se coupler avec les smartphones modernes.

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Ce système embarqué à l’électronique vétuste est difficile à mettre à jour sans passer par le réseau officiel.

Ce n’est pas un motif d’élimination à lui seul, mais il faut en tenir compte dans la négociation du prix à l’achat.

La suspension pilotée : un confort coûteux

La suspension pilotée disponible sur les versions GT et Féline offre un confort de route indéniable.

Mais cette technologie vieillit mal et engendre des frais d’entretien importants avec le temps.

Les amortisseurs pilotés tombent en panne après 100 000 à 150 000 km et leur remplacement représente une facture significative, plusieurs fois supérieure à une suspension classique.

Sur les véhicules d’occasion fortement kilométrés, testez chaque mode de conduite pour vérifier le bon fonctionnement des amortisseurs.

Une suspension pilotée défaillante transforme la 508 en voiture inconfortable.

Principaux défauts mécaniques et électroniques recensés

Les problèmes moteur récurrents (hors motorisations à éviter)

Même sur les motorisations recommandées, certains défauts reviennent régulièrement.

La vanne EGR s’encrasse et nécessite un nettoyage ou un remplacement vers 50 000 à 80 000 km sur les BlueHDi.

Le système AdBlue pose des problèmes de réservoir ou d’injecteur, avec des réparations dépassant parfois 1 500 euros.

Le thermostat et la pompe à eau sont également des pièces à surveiller sur les moteurs essence comme diesel.

L’électronique capricieuse et les soucis électriques divers

La Peugeot 508 première génération traîne une réputation délicate sur l’électronique embarquée.

Le boîtier BSI nécessite des mises à jour et peut tomber en panne de façon aléatoire.

Les lève-vitres électriques des quatre portes présentent des défaillances sur les versions d’avant 2015, avec des coûts de remplacement élevés (jusqu’à 660 euros la pièce).

Les feux directionnels et les sondes diverses ajoutent à la liste des points de surveillance.

Les soucis de train roulant et de suspension

Le train roulant de la Peugeot 508 est globalement solide.

Cependant, les coupelles de suspension usent prématurément sur les versions à forte charge, généralement entre 60 000 et 80 000 km.

Les flexibles de frein de l’essieu arrière peuvent entrer en contact avec les jantes sur les versions produites entre novembre 2018 et décembre 2019, ayant fait l’objet d’un rappel en septembre 2020.

Les problèmes de boîte automatique (EAT6)

La boîte automatique EAT6 est le point faible le plus documenté de ce véhicule.

Des à-coups en ville, des passages hésitants et un blocage possible en position parking sont les symptômes classiques.

La mécatronique de cette boîte nécessite des mises à jour régulières et son calculateur est fragile.

Les réparations sont onéreuses et certains garagistes indépendants refusent d’intervenir dessus.

Quelle Peugeot 508 choisir : les modèles et années recommandés

Les millésimes les plus fiables de la première génération (2015-2018)

À partir de 2015, la Peugeot 508 première génération profite du restylage réalisé fin 2014.

Les corrections apportées par Peugeot sur les motorisations diesel et essence portent leurs fruits, et la fiabilité progresse nettement.

Les millésimes 2015, 2016 et 2017 représentent le meilleur rapport fiabilité/prix sur le marché de l’occasion pour la première génération.

Les versions BlueHDi de cette période bénéficient d’une consommation maîtrisée et d’un niveau de finition bien plus satisfaisant que les premières séries.

La seconde génération (2018-aujourd’hui) : le grand bond en avant

La Peugeot 508 deuxième génération, lancée en 2018, marque une rupture stylistique et technique majeure pour la marque au lion.

La berline adopte une ligne fastback très travaillée, un habitacle entièrement repensé et un nouveau tableau de bord avec écran central.

Les motorisations PureTech et BlueHDi de dernière génération associées à la boîte automatique EAT8 offrent un niveau de raffinement bien supérieur à la première génération.

Préférez les exemplaires produits après 2020, qui bénéficient des correctifs sur les premiers défauts de jeunesse de cette génération.

Les meilleurs moteurs diesel

Les moteurs diesel les plus recommandés sur la Peugeot 508 sont :

  • 1.6 BlueHDi 120 ch : sobre, fiable sur les exemplaires de 2015 et après, idéal pour les trajets mixtes.
  • 2.0 BlueHDi 150 ch : bon compromis entre puissance et consommation, environ 6,5 l/100 km en cycle mixte.
  • 2.0 BlueHDi 180 ch : la motorisation phare de la gamme diesel, disponible avec la boîte EAT8 sur la Gen 2, recommandée après 2020.
  • 2.2 HDi 204 ch (GT) : réservé aux passionnés et aux gros rouleurs, robuste sur la durée mais gourmand.
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Les moteurs essence recommandés

Les moteurs essence à privilégier sur la Peugeot 508 sont :

  • 1.6 THP 165 ch (post-2014) : version corrigée après le restylage, bien plus fiable que le 156 ch d’origine, à vérifier néanmoins.
  • 1.6 PureTech 180 ch : motorisation de la Gen 2, confortable et bien adaptée à la berline, fiable après 2020.
  • 1.6 PureTech 225 ch : la version la plus puissante de l’offre essence, performante et disponible avec la boîte EAT8.
  • 1.2 PureTech 130 ch : accessible en prix, mais à éviter si la courroie de distribution n’a pas été remplacée.

Les versions hybrides rechargeables récentes

Les motorisations hybrides rechargeables récentes de la 508 constituent une bonne option pour les acheteurs qui cherchent à limiter leur consommation :

  • 508 Hybrid 225 ch (1.6 PureTech + moteur électrique) : la version hybride rechargeable la plus répandue, recommandée en version 2021 et plus récente.
  • 508 Hybrid 360 ch (biturbo 1.6 + électrique) : motorisation de la 508 PSE (Peugeot Sport Engineered), plus aboutie mais prix élevé en occasion.
  • Batterie de 11,5 kWh : offre une autonomie électrique d’environ 50 km selon les conditions, idéale pour les trajets domicile-travail en ville.

Que faut-il vérifier avant d’acheter une Peugeot 508 d’occasion ?

Avant de signer, un certain nombre de vérifications s’imposent sur toute Peugeot 508 d’occasion.

Le carnet d’entretien est le premier document à examiner : une voiture sans historique complet cache souvent des réparations non déclarées.

Vérifiez l’état de la chaîne de distribution sur les moteurs THP et le kilométrage de remplacement de la courroie sur les diesels HDi.

Testez tous les équipements électroniques, notamment les vitres, le système multimédia et les modes de conduite.

Demandez systématiquement un rapport de contrôle technique récent.

Un essai routier complet — autoroute, ville et virage — permet de détecter les soucis de boîte automatique et de suspension.

Pour les hybrides, exigez un bilan de santé de la batterie chez un professionnel avant tout achat.

Questions fréquemment posées sur la Peugeot 508 et sa fiabilité

Quels sont les modèles de Peugeot 508 les plus fiables ?

Les Peugeot 508 deuxième génération produite après 2020 sont les plus fiables, avec les motorisations BlueHDi 150/180 ch et PureTech 180/225 ch associées à la boîte EAT8.

Quelle année de Peugeot 508 faut-il absolument éviter ?

L’année 2013 est la plus problématique sur la première génération, avec plusieurs campagnes de rappel officielles et des motorisations diesel touchées par de nombreux défauts récurrents.

Le moteur 1.6 THP est-il vraiment problématique sur toutes les 508 ?

Le 1.6 THP 156 ch d’avant 2014 est clairement problématique. La version 165 ch post-restylage est plus fiable, mais la chaîne de distribution reste un point à vérifier avant tout achat.

La Peugeot 508 diesel vaut-elle le coup en occasion malgré les problèmes connus ?

Oui, à condition de cibler les BlueHDi de 2015 et après. Ces motorisations sont sobres, fiables sur la durée et les pièces restent accessibles grâce au réseau Stellantis.

Quels sont les coûts d’entretien annuels moyens d’une 508 ?

Un entretien annuel sur Peugeot 508 oscille entre 300 et 600 euros selon la motorisation et le kilométrage, avec des révisions programmées tous les 20 000 à 30 000 km selon les versions.

La boîte automatique EAT6 est-elle réparable et coûteuse ?

La boîte EAT6 est réparable mais les interventions sont onéreuses, souvent entre 800 et 2 500 euros selon la nature du problème. Certains garagistes indépendants refusent d’y toucher.

Comment reconnaître une bonne 508 d’occasion ?

Un carnet d’entretien complet, un historique Peugeot traçable, un kilométrage cohérent avec l’âge du véhicule et un contrôle technique récent sans contre-visite sont les signes d’un bon choix.

La 508 SW (break) est-elle plus fiable que la berline ?

La 508 SW partage exactement les mêmes motorisations et la même plateforme que la berline. Elle offre un coffre plus grand mais sa fiabilité est identique, millésime pour millésime.

Vaut-il mieux acheter une 508 chez un concessionnaire ou un particulier ?

Un achat chez un concessionnaire offre des garanties légales et un contrôle préalable du véhicule. Chez un particulier, le prix est souvent plus bas mais le risque de mauvaise surprise est plus élevé sans garantie.

Les versions hybrides rechargeables récentes sont-elles fiables ?

Les 508 hybrides rechargeables produites à partir de 2021 sont globalement fiables. La batterie reste le point à surveiller sur le long terme, avec un bilan de santé recommandé avant tout achat en occasion.

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Écrit par

Antoine
Passionné par l’univers de la moto et de l’auto, je partage ici mes conseils, astuces et guides pour entretenir, équiper et profiter pleinement de vos véhicules, que vous soyez sur la route ou dans le garage.