Moteurs Renault à éviter : les motorisations à fuir !

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Lorsque vous cherchez une Renault d’occasion, certains blocs mécaniques peuvent rapidement transformer votre achat en cauchemar financier. Je vous aide à identifier les moteurs Renault à éviter pour faire le bon choix et rouler sereinement. Dans cet article, je vous révèle les motorisations problématiques et les défauts récurrents qui affectent plusieurs modèles de la marque au losange.

Ce qu’il faut retenir :

MoteurType / Années à risqueProblèmes principaux
1.2 TCe (H5Ft)Essence – 2012 à 2018Consommation d’huile excessive, encrassement soupapes, casse moteur, chaîne fragile
1.6 dCi (R9M)Diesel – 2011 à 2015Injecteurs fragiles, turbo défaillant, vanne EGR encrassée, fuites moteur
0.9 TCe (H4Bt)Essence – 2013 à 2016Joint de culasse, chaîne de distribution, consommation d’huile, fuites de liquide
1.5 dCi (K9K)Diesel – 2001 à 2005Coussinets de bielles fragiles, injecteurs sensibles, pompe à injection défectueuse
2.0 dCi (M9R)Diesel – avant 2010FAP colmaté, coussinets fragiles, chaîne étirée, volant moteur usé

Le moteur 1.2 TCe (H5Ft) : le « motorgate » et ses conséquences

Ce bloc essence de 1 197 cm³ produit entre 2012 et 2018 représente l’un des plus gros fiascos mécaniques de Renault. Le H5Ft connaît une consommation d’huile excessive pouvant atteindre plus d’un litre tous les 1 000 km.

Cette anomalie provient d’une conception défaillante des segments de pistons. La consommation d’huile entraîne un encrassement des soupapes qui peut mener à leur fusion et provoquer une casse moteur complète dès 50 000 km.

La distribution par chaîne se révèle également fragile. Elle se détend prématurément et peut sauter, provoquant alors la destruction complète du bloc. L’UFC-Que Choisir a lancé une action collective concernant plus de 400 000 véhicules affectés.

Modèles équipés du 1.2 TCe H5Ft :

  • Renault Clio 4 (versions 115, 120 ch)
  • Renault Captur (version 120 ch)
  • Renault Mégane 3 et 4 (versions 100, 115, 130 ch)
  • Renault Kadjar (version 130 ch)
  • Renault Scénic 3 et 4 (versions 115, 130 ch)
  • Nissan Juke, Qashqai et Pulsar (versions 115, 120 ch)
  • Dacia Lodgy et Dokker (version 115 ch)
  • Mercedes Citan (version 112)

Le moteur 1.6 dCi (R9M) : un diesel performant mais capricieux

Le R9M lancé en 2011 devait remplacer le célèbre 1.9 dCi. Ce quatre cylindres de 1 598 cm³ développe entre 95 et 160 ch selon les déclinaisons. Malheureusement, les premières versions jusqu’en 2015 accumulent les défaillances.

Les injecteurs se montrent particulièrement fragiles sur les premiers millésimes. Ils provoquent des à-coups lors de la conduite et nécessitent un remplacement coûteux. Le turbocompresseur constitue un autre point faible majeur, notamment sur les versions bi-turbo de 160 ch.

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La vanne EGR s’encrasse rapidement sur ce bloc. Des fuites apparaissent régulièrement au niveau du circuit de refroidissement et du carter de distribution. Comptez entre 80 000 et 150 000 km avant l’apparition des premières pannes sérieuses.

Modèles équipés du 1.6 dCi R9M :

  • Renault Mégane 3 et 4 (versions 130, 160 ch)
  • Renault Scénic 3 et 4 (versions 130, 160 ch)
  • Renault Espace 5 (versions 130, 160 ch)
  • Renault Kadjar (version 130 ch)
  • Renault Talisman (versions 130, 160 ch)
  • Nissan Qashqai 2 et X-Trail 2 (versions 130, 160 ch)
  • Renault Trafic 3 (versions 120, 125, 145 ch)

Le moteur 2.0 dCi (M9R) : solide, mais pas sans défauts

Produit depuis 2005, le M9R affiche une réputation globalement correcte. Ce bloc de 1 995 cm³ développe entre 130 et 180 ch. Les versions récentes post-2015 se révèlent nettement plus fiables que les premiers millésimes.

Le filtre à particules pose régulièrement souci sur les modèles Euro 5 et Euro 6. Son colmatage peut entraîner des dégâts moteur importants. Les coussinets de bielles présentent une fragilité sur les exemplaires produits avant 2010.

La chaîne de distribution peut s’étirer sur certaines séries. Le volant moteur bi-masse s’use prématurément et coûte cher à remplacer. Malgré ces points faibles, ce moteur peut dépasser les 300 000 km avec un entretien régulier.

Modèles équipés du 2.0 dCi M9R :

  • Renault Laguna 3 (versions 130, 150, 175, 180 ch)
  • Renault Espace 4 et 5 (versions 130, 150, 175 ch)
  • Renault Mégane 2 et 3 (versions 150, 175 ch)
  • Renault Koleos et Koleos 2 (versions 150, 175 ch)
  • Nissan Qashqai et X-Trail (versions 150 ch)
  • Renault Talisman (version 180 ch)

Le moteur 0.9 TCe (H4Bt) : un petit moteur pas toujours fiable

Ce trois cylindres essence de 898 cm³ développe 90 ch dans sa version courante. Lancé au début des années 2010, il équipe massivement les citadines et petits SUV du groupe. Sa fiabilité reste correcte mais certains défauts reviennent fréquemment.

Le joint de culasse peut lâcher prématurément, notamment sur les millésimes 2013 à 2016. Une consommation d’huile anormale apparaît parfois dès 60 000 km sur les premiers exemplaires. La distribution par chaîne tend à s’allonger et génère des bruits de raclement.

Le turbocompresseur nécessite une attention particulière. Les fuites de liquide de refroidissement surviennent régulièrement à cause de colliers mal serrés. Les versions produites après 2017 corrigent la plupart de ces problèmes.

Modèles équipés du 0.9 TCe H4Bt :

  • Renault Twingo 3 (version 90 ch)
  • Renault Clio 4 et 5 (version 90 ch)
  • Renault Captur (version 90 ch)
  • Dacia Logan 2 et Sandero 2 (version 90 ch)
  • Dacia Duster (version 90 ch)
  • Nissan Micra 5 (version 90 ch)
  • Smart Forfour (version 90 ch)
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Le moteur 1.5 dCi (K9K) : une fiabilité mitigée selon les millésimes

Le K9K constitue le diesel le plus diffusé chez Renault depuis 2001. Ce quatre cylindres de 1 461 cm³ développe entre 65 et 115 ch selon les versions. Plus de 13 millions d’exemplaires ont été produits.

Les coussinets de bielles représentent le talon d’Achille des versions produites entre 2001 et 2005. Renault avait supprimé le plomb du revêtement, fragilisant ces pièces essentielles. Un claquement caractéristique apparaît au démarrage.

Les injecteurs Delphi des premiers millésimes se montrent sensibles à la qualité du carburant. La pompe à injection peut générer de la limaille qui contamine tout le circuit. La vanne EGR s’encrasse rapidement et nécessite un nettoyage régulier.

Modèles équipés du 1.5 dCi K9K :

  • Renault Clio 2, 3 et 4 (versions 65 à 110 ch)
  • Renault Mégane 2, 3 et 4 (versions 85 à 110 ch)
  • Renault Captur (versions 90, 110 ch)
  • Renault Scénic 2, 3 et 4 (versions 105, 110 ch)
  • Dacia Logan, Sandero, Duster (versions 85 à 110 ch)
  • Nissan Micra, Juke, Qashqai (versions 90 à 110 ch)

Les moteurs Renault à éviter selon le modèle

ModèleMotorisations à éviterAnnées à risqueProblèmes principaux
Clio 4 et 51.2 TCe 115/120 ch2012-2016Consommation d’huile excessive, casse moteur
Clio 40.9 TCe 90 ch2013-2016Joint de culasse, chaîne de distribution
Captur1.2 TCe 120 ch2013-2016Consommation d’huile excessive, soupapes
Captur0.9 TCe 90 ch2013-2016Distribution fragile, joint de culasse
Mégane1.2 TCe 115/130 ch2012-2016Consommation d’huile, distribution
Mégane1.6 dCi 130 ch2011-2015Injecteurs, turbo défaillant
Twingo0.9 TCe 90 ch2013-2016Joint de culasse, fuites liquide refroidissement
Kadjar1.2 TCe 130 ch2015-2016Consommation d’huile excessive
Kadjar1.6 dCi 130 ch2015-2017Injecteurs fragiles, turbo
Austral1.3 TCe Mild Hybrid2022-2023Boîte EDC, moteur hybride
Espace1.6 dCi 160 ch2015-2017Bi-turbo fragile, fuites
Scénic1.2 TCe 115/130 ch2012-2016Consommation d’huile, casse moteur
Scénic1.6 dCi 130/160 ch2011-2015Injecteurs, EGR, turbo
Arkana1.3 TCe E-Tech2021-2022Boîte EDC, système hybride

Les composants annexes qui posent problème sur les moteurs Renault

Au-delà des blocs eux-mêmes, certains équipements périphériques génèrent des pannes récurrentes sur plusieurs motorisations Renault. Ces pièces nécessitent une surveillance régulière pour éviter des interventions coûteuses.

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La vanne EGR : un talon d’Achille des diesels Renault

Le système de recirculation des gaz d’échappement s’encrasse rapidement sur tous les moteurs diesel du constructeur. Cette vanne EGR se colmate avec la suie et perd en efficacité dès 60 000 km sur usage urbain.

Les symptômes incluent une perte de puissance progressive, des à-coups à l’accélération et une consommation accrue. Le voyant moteur s’allume fréquemment. Un nettoyage annuel de la vanne permet de retarder son remplacement complet.

Les diesels 1.5 dCi et 1.6 dCi se montrent particulièrement sensibles à ce problème. L’encrassement provoque également des difficultés au démarrage à froid. Sur les versions équipées d’un échangeur EGR, des fuites peuvent apparaître et diffuser une odeur d’échappement dans l’habitacle.

Les turbocompresseurs : fragilité sur plusieurs blocs

Le turbo représente un point de vigilance majeur sur les motorisations essence et diesel récentes. Les versions 1.2 TCe, 1.6 dCi et 0.9 TCe connaissent des défaillances prématurées de cet organe.

Sur le 1.6 dCi R9M, le turbo à géométrie variable peut se gripper dès 100 000 km. Les versions bi-turbo de 160 ch accumulent les pannes. Une lubrification défaillante détériore rapidement les roulements du turbo.

Les symptômes typiques incluent une perte de puissance, des sifflements anormaux et une consommation d’huile excessive. Le coût de remplacement atteint 1 500 à 2 500 € selon les modèles. Un arrêt immédiat du moteur après un trajet à haute vitesse accélère l’usure prématurée du turbocompresseur.

Les boîtes de vitesses automatiques EDC : une fiabilité à surveiller

La transmission automatique à double embrayage EDC pose régulièrement problème sur plusieurs modèles Renault. Ce système robotisé se révèle fragile dans le temps, notamment sur les motorisations hybrides E-Tech.

Les embrayages s’usent prématurément, particulièrement sur usage urbain intensif. Des à-coups apparaissent lors des changements de rapports dès 80 000 km. Le mécatronique peut également tomber en panne et nécessiter un remplacement complet.

Les versions associées aux blocs 1.3 TCe et 1.6 dCi concentrent le plus de retours négatifs. Le coût de réparation oscille entre 2 000 et 4 000 € selon l’ampleur des dégâts. Un entretien régulier de l’huile de boîte permet de prolonger la durée de vie de cette transmission.

Quels moteurs choisir chez Renault pour un achat serein ?

Certaines motorisations Renault affichent une fiabilité exemplaire et méritent votre attention. Le 1.5 dCi 90 ch produit après 2015 représente une valeur sûre avec une excellente réputation de solidité.

Les blocs essence atmosphériques 1.2 16V (D4F) et 1.6 16V (K4M) se révèlent increvables malgré leurs performances limitées. Le 1.3 TCe développé conjointement avec Mercedes depuis 2018 affiche un bilan très positif. Les moteurs E-Tech hybrides récents montrent des signes encourageants.

Le 2.0 dCi M9R produit après 2015 constitue un choix judicieux pour les gros rouleurs. Privilégiez les versions sans FAP pour un usage exclusivement urbain. Les versions essence TCe 100 et 130 offrent un bon compromis.

Que faut-il vérifier sur un moteur Renault avant l’achat ?

L’historique d’entretien complet constitue l’élément le plus important à examiner. Exigez toutes les factures de révision et vérifiez la régularité des vidanges. Un carnet d’entretien incomplet doit vous alerter immédiatement.

Contrôlez le niveau d’huile et recherchez d’éventuelles traces de liquide sous le véhicule. Démarrez le moteur à froid et écoutez attentivement les bruits suspects. Des claquements ou des sifflements indiquent des problèmes potentiels.

Effectuez un essai routier complet sur tous types de trajets. Observez la réponse de l’accélérateur et l’absence d’à-coups. Vérifiez que le témoin moteur ne s’allume pas. Un diagnostic automobile complet chez un professionnel reste fortement recommandé avant toute signature.

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Écrit par

Antoine
Passionné par l’univers de la moto et de l’auto, je partage ici mes conseils, astuces et guides pour entretenir, équiper et profiter pleinement de vos véhicules, que vous soyez sur la route ou dans le garage.