Sur le marché de l’occasion, la Hyundai i20 attire de nombreux acheteurs. Pourtant, certaines motorisations cumulent défauts et coûts de réparation élevés. Voici mon guide complet pour identifier le modèle à éviter de la Hyundai i20 avant tout achat.
Ce qu’il faut retenir :
| Modèles à éviter | Problème principal | Modèles recommandés |
|---|---|---|
| i20 1.2 essence 77 ch (2009-2014) | Encrassement soupapes, perte de puissance | i20 1.2 essence 85 ch (2011-2014 restylé) |
| i20 1.4 CRDi 90 ch (2009-2014) | Turbo fragile, problèmes freinage | i20 1.2 essence 84 ch (2014-2020) |
| i20 1.1 CRDi 75 ch (2014-2020) | Dilution huile par gasoil | i20 1.0 T-GDI 100 ch (2020+, entretien strict) |
| i20 1.4 essence 100 ch (2014-2020) | Performances faibles, consommation élevée | i20 1.4 CRDi 90 ch (2009-2014 bien entretenu) |
| i20 1.4 CRDi 90 ch (2014-2020) | À-coups, électronique, consommation d’huile | — |
| i20 1.0 T-GDI 100 ch (2020+) mal entretenu | Chaîne distribution et turbo fragiles | — |
Hyundai i20 1 (2009-2014) : les motorisations à surveiller
La première génération de la i20 a été lancée en 2009. Hyundai cherchait alors à s’imposer sur le marché européen des citadines. Certaines motorisations de cette génération portent les stigmates d’une conception perfectible.
Le moteur 1.4 CRDi 90 ch diesel et le 1.2 essence 77 ch concentrent l’essentiel des problèmes recensés chez les propriétaires. Un rappel constructeur sur les soupapes du 1.2 a d’ailleurs été organisé dès octobre 2010, preuve que les défauts étaient bien réels.
Hyundai i20 2 (2014-2020) : les moteurs à éviter
La deuxième génération marque une évolution notable du véhicule. Pourtant, certaines motorisations restent problématiques. Le 1.1 CRDi 75 ch diesel souffre d’une dilution d’huile par le carburant, un défaut structurel documenté par de nombreux propriétaires.
Le 1.4 essence 100 ch déçoit par ses performances en retrait et sa consommation trop élevée pour ce segment. Sur cette deuxième génération, la vigilance reste donc de mise, particulièrement sur le diesel d’entrée de gamme.
Hyundai i20 3 (2020 et +) : vigilance sur les motorisations récentes
La troisième génération introduit le moteur 1.0 T-GDI, un bloc turbocompressé disponible en 100 ch et en version mild-hybrid. Ce moteur T-GDI présente des fragilités sur la chaîne de distribution dès 40 000 à 60 000 km.
Des problèmes de batterie 48V sur les versions électrifiées apparaissent après trois ou quatre ans d’usage. Un entretien rigoureux reste indispensable pour limiter les risques sur ces motorisations récentes de la gamme.
Les moteurs essence Hyundai i20 à éviter
Moteur 1.2 essence 77 ch (2009-2014) : soupapes et encrassement
Ce bloc d’entrée de gamme cache un défaut majeur : l’encrassement prématuré des soupapes d’admission. Ce phénomène provoque une perte de puissance progressive et des ratés moteur, notamment en conduite urbaine avec de courts trajets.
Hyundai a lancé une campagne de rappel fin 2010 pour corriger ce défaut. Malgré ce rappel, de nombreux véhicules non traités circulent encore sur le marché de l’occasion. Le coût d’une réparation complète atteint entre 800 et 1 500 € chez un professionnel de l’automobile.
Moteur 1.4 essence 100 ch (2014-2020) : performances décevantes et consommation
Ce bloc atmosphérique de la deuxième génération peine à tenir ses promesses. Ses performances restent en deçà des attentes sur autoroute et lors des dépassements. La puissance annoncée ne se ressent pas dans les faits, surtout en charge.
La consommation réelle dépasse régulièrement les valeurs constructeur, avec une moyenne constatée entre 7 et 8 litres aux 100 km en conduite mixte. Pour ce niveau de performances et cette consommation d’essence, d’autres choix s’imposent sur ce segment des citadines.
Moteur 1.0 T-GDI 100 ch (2020+) : encrassement et fragilité du turbo
Ce moteur T-GDI trois cylindres turbo est le bloc phare de la troisième génération. Ses points faibles concernent la chaîne de distribution, qui présente une usure prématurée des tendeurs entre 40 000 et 60 000 km selon les données d’Autodoc.
Les trajets courts et urbains aggravent l’encrassement de l’injection directe. Le turbo reste fragile si l’entretien n’est pas réalisé avec une huile parfaitement adaptée aux spécifications Hyundai. Un diagnostic rapide dès les premiers bruits suspects reste la meilleure protection.
Les moteurs diesel Hyundai i20 à éviter
Moteur 1.4 CRDi 90 ch (2009-2014) : turbo fragile et risque de casse
Ce diesel de première génération souffre d’étriers de frein avant qui se bloquent après une vingtaine de kilomètres de conduite. Ce défaut compromet directement la sécurité et génère une perte de puissance régulière sur route.
Le turbo de ce CRDi présente également une fragilité reconnue sur les véhicules dépassant 100 000 km. Un entretien irréprochable des vidanges d’huile tous les 15 000 km reste indispensable pour limiter les risques de casse prématurée sur ce moteur.
Moteur 1.1 CRDi 75 ch (2014-2020) : dilution d’huile et risque élevé
Ce tricylindre diesel illustre les risques de la miniaturisation à l’extrême. Son défaut principal est la dilution de l’huile moteur par le gasoil. Le carburant se mélange progressivement au lubrifiant, dégradant ses propriétés et accélérant l’usure interne.
De nombreux propriétaires de cette deuxième génération signalent une remontée anormale du niveau d’huile, signe caractéristique de ce problème. Les coûts de réparation peuvent dépasser la valeur résiduelle du véhicule sur les kilomètres élevés.
Moteur 1.4 CRDi 90 ch (2014-2020) : à-coups, électronique et consommation d’huile
Ce diesel de la deuxième génération cumule plusieurs défauts bien documentés. Les propriétaires remontent des codes défaut électroniques multiples (P2238, P0047, P0404), qui traduisent un système mal maîtrisé par l’électronique de gestion moteur.
La consommation d’huile excessive nécessite une surveillance du niveau tous les 1 000 km environ. Les à-coups en conduite sont fréquents, rendant les trajets urbains désagréables. L’entretien de ce CRDi chez un concessionnaire reste onéreux.
Quels sont les signes avant-coureurs d’un moteur défaillant sur la Hyundai i20 ?
Plusieurs signes ne trompent pas lors d’un achat en occasion :
- Une perte de puissance progressive, particulièrement ressentie en charge ou sur autoroute
- Des ratés moteur au démarrage à froid, surtout sur les versions T-GDI
- Un niveau d’huile qui remonte ou qui chute rapidement entre deux entretiens
- Des voyants électroniques allumés au tableau de bord lors de l’essai
- Un bruit de cliquetis au démarrage, signe d’une chaîne de distribution usée
Un diagnostic professionnel avant l’achat reste le meilleur moyen de détecter rapidement une défaillance cachée. Ne jamais faire l’impasse sur cet investissement, même sur un véhicule en apparence bien entretenu.
Comment identifier le moteur d’une i20 avant l’achat ?
Le numéro VIN du véhicule permet de vérifier l’historique complet sur le site officiel Hyundai et de confirmer les rappels effectués. Le carnet d’entretien complet reste un document indispensable à exiger lors d’un achat en occasion.
Voici les points à vérifier impérativement :
- Présence du carnet d’entretien avec les tampons de concession ou de garage
- Conformité des rappels constructeur via le VIN sur le site officiel
- État visuel de l’huile moteur (couleur, consistance, odeur de carburant pour les diesel)
- Kilométrage cohérent avec l’usure visible des pédales et du volant
Un essai sur route, incluant un démarrage à froid, un passage sur autoroute et des montées en régime, permet de valider le comportement réel du moteur avant de signer.
Quels moteurs Hyundai i20 privilégier pour éviter les problèmes ?
Tous les moteurs de la i20 ne sont pas à fuir. Voici un tableau comparatif des motorisations les plus fiables selon les générations :
| Motorisation | Génération | Puissance | Fiabilité | Usage recommandé |
|---|---|---|---|---|
| 1.2 essence 85 ch (restylé) | 2011-2014 | 85 ch | Bonne | Ville et route |
| 1.2 essence 84 ch | 2014-2020 | 84 ch | Très bonne | Usage quotidien |
| 1.0 T-GDI 100 ch (entretien complet) | 2020+ | 100 ch | Correcte | Route et mixte |
| 1.4 CRDi 90 ch (entretien suivi) | 2009-2014 | 90 ch | Acceptable | Grands trajets |
Le 1.2 essence 84 ch de la deuxième génération reste mon meilleur choix pour une i20 fiable au quotidien. Ce bloc atmosphérique simple à entretenir dépasse régulièrement les 200 000 km sans panne majeure, à condition d’un suivi d’entretien rigoureux.
Quels sont les alternatives fiables à la Hyundai i20 ?
Si les motorisations de la i20 vous semblent trop risquées, plusieurs citadines méritent votre attention sur ce segment :
- Toyota Yaris hybride : fiabilité exemplaire sur le marché de l’occasion, entretien maîtrisé
- Dacia Sandero 1.0 TCe : prix d’achat bas, entretien économique, motorisation robuste
- Renault Clio 1.0 TCe : bon compromis prix et fiabilité sur les versions récentes
- Volkswagen Polo 1.0 TSI : finition supérieure, coûts d’entretien plus élevés mais assurance fiabilité reconnue
Ces véhicules offrent un meilleur compromis sur le marché de l’occasion en 2026, avec des motorisations dont les défauts sont connus et souvent corrigés par les générations suivantes.
FAQ : vos questions sur les moteurs Hyundai i20 à éviter
Quels sont les modèles i20 les plus problématiques ?
Les versions diesel CRDi de la première génération (2009-2014) et le 1.1 CRDi 75 ch de la deuxième génération (2014-2020) restent les motorisations les plus problématiques à éviter absolument.
Quels sont les coûts de réparation à prévoir ?
Les coûts de réparation varient entre 800 et 1 500 € pour les soupapes, et peuvent dépasser 2 000 € pour un turbo ou une chaîne de distribution défaillante sur les moteurs T-GDI ou CRDi.
Comment vérifier l’historique d’entretien d’une i20 ?
Exigez le carnet d’entretien complet, vérifiez le VIN sur le site Hyundai pour les rappels, et faites réaliser un diagnostic électronique par un professionnel avant tout achat en occasion.